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Laurence Gayte face aux élus aux Angles

 

Sources : Journal l’Indépendant

Plusieurs dossiers ont été évoqués avec la députée.

La députée Laurence Gayte était invitée à une présentation de l’intercommunalité Pyrénées-catalanes. C’était l’occasion pour les élus, de lui soumettre les difficultés actuelles ou à venir. Le président, Jean-Louis Demelin a dressé un portrait de l’intercommunalité, et les maires, celui de leur commune. « Nous sommes 6 000 habitants permanents et 20 000 en comptant les habitants DGF dans  l’intercommunalité la plus haute du département.»

Le premier point abordé était le classement des habitants DGF (résidences secondaires). « Le calcul est d’un habitant par résidence secondaire. Dans les instances montagnardes françaises et notamment l’Association des maires de montagne, nous aimerions passer à deux habitants, pouvant ainsi nous assurer une dotation plus importante. » La particularité du territoire est la montagne et la neige «et qui dit neige, dit station de sport d’hiver. Nous sommes certainement l’intercommunalité à avoir le plus de stations, en ski de descente ou nordique. » Les élus n’ont pas manqué de rappeler que les stations de ski qui font battre le cœur du territoire «ont envie d’investir mais ne le peuvent pas. Il n’y a nul soutien des instances supérieures, par exemple pour le projet du grand domaine. »

Inquiétude sur les compétences à venir

« J’aurai toutefois la possibilité de dégager des financements pour les projets structurants importants sur les zones de montagne et les associations culturelles. Il faut faire des lois adaptées à un territoire, le mien est un des plus grands de France avec des problématiques liée à la montagne importantes. Mon objectif est de venir deux fois l’an à la rencontre des maires, recueillir les problématiques et de faire des permanences mobiles », a précisé Laurence Gayte. Le problème de la RN116 a été évoqué avec la montée jusqu’au haut plateau et l’Andorre. « Il est prévu des voies de dépassement tous les 6 km», a signalé la députée. « Le point qui nous tourmente, c’est la compétence eau et assainissement, obligatoire en 2020. Chaque commune ici a sa propre source. Il faut que la gestion de l’eau reste communale. » La députée a reconnu que la gestion intercommunale convient à la plaine mais pas en montagne, le texte ayant été renvoyé en commission. « Quant au Gemapi, l’intercommunalité a l’intention de ne pas adhérer à un syndicat de bassin ou à une échelle départementale, étant sur trois bassins versants. » La députée a indiqué que le dossier serait retravaillé. La baisse des dotations de l’État « est une baisse au détriment de l’économie et de l’outil touristique. Pire, l’intercommunalité donne 1,8 M € chaque année au FNGIR, c’est de l’évasion. Quant à la taxe d’habitation, est-ce que les résidences secondaires seront exonérées d’impôt ? » Le dernier point concernait l’agriculture de montagne, « il faut tenir compte du travail des agriculteurs et le service rendu sera valorisé», a conclu la députée.