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Maîtrise des dépenses publiques : notre Département et notre Région mauvais élèves

Dès son arrivée aux commandes, le gouvernement Philippe a souhaité redéfinir la relation de l’Etat avec les collectivités territoriales, basée sur la confiance et le dialogue.

Ainsi, après des années de baisse des dotations de l’Etat aux collectivités décidée sous François Hollande, ce gouvernement a mis fin à cette diminution en proposant, en contrepartie, un système de contractualisation avec les 322 plus grandes collectivités (régions, départements, communautés urbaines et grandes villes) pour limiter à 1,2% maximum la hausse de leurs dépenses de fonctionnement.

Les collectivités avaient jusqu’au 30 juin 2018 pour s’engager. A cette date, le gouvernement annonce que 228 grandes collectivités territoriales, soit 70%, ont signé ce contrat, suivies d’ailleurs par 16 collectivités volontaires non visées par le dispositif.

Hélas, notre Conseil Départemental des Pyrénées-Orientales et la Région Occitanie, n’ont pas compris l’intérêt vertueux de cette démarche qui se veut une alternative à la baisse des dotations, avec un objectif de maîtrise des dépenses publiques réclamé par la population et nécessaire au redressement de la France.

On ne peut que le regretter car il ne s’agit pourtant que de mettre fin au « droit de dépenser sans limite » l’argent public.

N’oublions pas que l’objectif est de réaliser 13 milliards d’économies sur les dépenses des collectivités durant le quinquennat.

La ville de Perpignan et la Métropole Perpignan Méditerranée ont été parmi les toutes premières (avec Bordeaux, Nice et Reims), dès le mois d’avril, à adhérer à cette contractualisation. Le 31 mai, j’étais présente à la signature du contrat de maîtrise des dépenses publiques entre Jean-Marc Pujol et le Préfet, et j’apprécie l’engagement responsable et judicieux de nos deux collectivités.
Si Jean-Marc Pujol s’est déclaré ravi de cet accord, les présidentes Hermeline Malherbe pour le Conseil départemental des Pyrénées-Orientales et Carole Delga (ministre du gouvernement Hollande à l’origine des baisses drastiques des dotations) pour la Région Occitanie, ont malheureusement pris le parti du refus et de la posture politique, au détriment de l’intérêt de leurs collectivités.

En effet, par cette contractualisation, véritable pacte de confiance avec les collectivités territoriales, l’Etat s’est engagé à un soutien à l’investissement local en cas de maîtrise des dépenses de fonctionnement et notamment à une transformation de la DGF des régions en ressource TVA (+700 millions d’euros d’ici 2022).

Jean-Marc Pujol est « convaincu que le challenge en vaut la chandelle et que l’enjeu est motivant », opinion que je partage totalement et c’est pourquoi je regrette la décision politique de Mmes Delga et Malherbe.

Laurence GAYTE