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Inclusion des élèves en situation de handicap

La semaine dernière, une proposition de loi relative à l’inclusion des élèves en situation de handicap était présentée dans l’hémicycle. J’ai été interpellée pour expliquer mon vote. Afin de dissiper certains malentendus, je l’ai fait en recevant à ma permanence les représentants de plusieurs associations œuvrant en faveur d’enfants en situation de handicap dans ma circonscription. Je le fais également ici.

Contrairement à ce qui a été dit sur fond de polémique, des débats fournis ont bien eu lieu sur ce sujet fondamental car, au-delà des clivages et des enjeux politiques, accueillir ces élèves répond à la fois à une exigence de justice et de solidarité.

En effet, ce projet a bien été correctement examiné et débattu en commission des affaires culturelles et de l’éducation, mercredi 3 octobre, soit 8 jours avant son passage dans l’hémicycle, et ce, après de multiples auditions notamment celle de M. le Ministre de l’Education nationale. Chaque groupe politique a donc pu poser des questions et proposer des amendements au sein de cette commission.
Il est apparu que cette proposition de loi qui se cantonne à la question de la formation des AESH sans répondre aux besoins actuels des enfants ou des accompagnants, ignore l’ensemble des lois qui existent déjà et le travail engagé par le gouvernement : à l’œuvre depuis 16 mois et après un temps de consultation, il a présenté, en juillet 2018 , la trajectoire de mise en place d’une stratégie globale de société inclusive.
Le chantier pour une école inclusive est donc bien en cours, je vous invite à consulter :

http://www.education.gouv.fr/cid132935/ensemble-pour-l-ecole-inclusive.html&xtmc=inclusion&xtnp=1&xtcr=5

Pour preuve :

Ainsi, depuis 2017, beaucoup de choses ont été réalisées pour l’accompagnement des élèves : rentrée 2018, 341.500 élèves en situation de handicap sont scolarisés dans les écoles et établissements relevant du ministère de l’Éducation nationale, soit 20.000 de plus qu’en 2017.
Objectif à l’horizon 2022 : scolarité normale pour l’ensemble de ces élèves.

Plusieurs chantiers engagés par ce gouvernement :
  •  Ouverture de 10 900 postes supplémentaires d’AESH en 2018
    (nombre total d’accompagnants porté à plus de 40 000)
  • Budget 2019 : financement prévisionnel de 12 400 emplois d’AESH supplémentaires.
  • Assouplissement des conditions d’accès à la fonction d’accompagnant (décret du 27 juillet 2018)
  • Organisation d’une concertation nationale auprès du Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH), des parents d’enfants en situation de handicap, des organisations syndicales et des accompagnants, pour rénover le dispositif d’accompagnement des élèves en situation de handicap (conclusions fin octobre pour une application à partir de la rentrée 2019).
    Attendons que les acteurs rendent leur conclusion avant de légiférer !
  • Création de 100 postes d’enseignants ressource supplémentaires pour continuer à améliorer la formation du personnel éducatif
  • Mise en place d’une collaboration accrue avec le secteur médico-social au sein des établissements pour assurer une meilleure formation des enseignants et des personnels d’encadrement
  • Lancement de l’expérimentation de pôles inclusifs d’accompagnement localisés dans chaque académie, dans l’objectif de mieux coordonner les moyens d’accompagnement.
    – 253 ouvertures de classes ULIS
    – 53 Unités d’enseignement externalisées permettant à des élèves de sortir des établissements spécialisés
    – 180 Unités d’enseignement en maternelle autisme (UEMA) prévues sur la durée du 4ème plan autisme (2018-2022)

La question de l’école inclusive est trop importante et sérieuse pour être traitée partiellement, maladroitement, avec des propositions non souhaitables et avec des approximations comme cela était le cas dans la proposition de loi présentée en commission dont, soit dit en passant, les enseignants étaient absents !!

Si j’avais été convaincue que cette loi était juste et adaptée, vous pouvez être assurés que je l’aurais votée.

NOUS DEVONS FAIRE PLUS ET MIEUX

Au niveau local et sous l’égide de Monsieur le Préfet, je propose une concertation avec tous les acteurs, associations et institutionnels pour contribuer à la rénovation du dispositif d’accompagnement des élèves en situation de handicap en mettant l’enfant au cœur du dispositif.

Laurence Gayte