rapport parlementaire montage

Lien vers le rapport de la mission
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/rapports/cion-eco/l15b5127_rapport-information?fbclid=IwAR1WrosFZfwMXkHixYSBfykwlz5EUyD8x7Y1ITHmQr7pnbhhzyYZtHXrCtI

 

Bâtir le tourisme durable de montagne de demain par une approche diversifiée et territorialisée

Une mission a été lancée par la Commission des Affaires économiques  en fin d’année dernière avec l’objectif de présenter un état des lieux du tourisme de montagne et d’analyser les stratégies d’adaptation des territoires aux enjeux du changement climatique. Nous avons souhaité déterminer  quelles étaient les conséquences du changement climatique, comment il se combinait avec d’autres facteurs d’évolution et comment construire le tourisme de demain afin qu’il soit équilibré, tout à la fois source d’attractivité mais aussi respectueux de l’environnement.

Les conséquences du changement climatique en montagne sont une évidence : les glaciers reculent, le manteau neigeux diminue et l’enneigement des stations de ski est, le plus souvent, à la fois moins important et plus variable. Selon le consortium ClimSnow, depuis les années 1970, la réduction de l’enneigement a déjà atteint un mois à moyenne et basse altitude.

Les impacts concernent l’ensemble des écosystèmes de la montagne : la biodiversité est également atteinte, avec notamment, une modification de la flore et de la faune. Les activités humaines sont aussi touchées : un exemple très concret est la modification des dates de montée et de descente en alpage des troupeaux. Les infrastructures comme les routes deviennent plus fragiles.

Le changement climatique va aussi accroître la pression sur les ressources naturelles et une des problématique majeure est le risque d’augmentation des conflits d’usage. La ressource en eau est particulièrement concernée puisqu’elle est utilisée non seulement pour l’agriculture, mais aussi pour la production d’électricité, de neige de culture et les besoins en eau potable.

Si le changement climatique concerne tous les territoires de montagne, tous ne sont pas affectés de la même manière, en fonction de leurs caractéristiques topographiques et de leur modèle économique.

Il est donc fondamental que chaque commune ou station définisse précisément les impacts du réchauffement sur son territoire et qu’il soit établit, pour chacune, un diagnostic de la fiabilité de son enneigement à moyen et long termes.

Ces diagnostics, basés sur des données scientifiques, sont de véritables outils afin de prendre la bonne décision en matière de stratégie économique. Les stations l’ont bien compris car plusieurs centaines d’études ont déjà été réalisées en France.

Aujourd’hui, le changement climatique remet en question une offre touristique très liée au ski, qui représente 82% du chiffre d’affaires de la montagne. Le ski est le moteur fondamental de l’économie en montagne et une alternative aussi rentable est encore difficile à trouver.

La France se hisse dans le top 3 des destinations mondiales de ski, forte de ses 350 stations et de ses 8000 Km de pistes. De cette activité touristique dépendent de nombreux emplois : 120000 emplois induits en station et 250000 emplois en plaine et en vallée, souvent non délocalisables. Le travail en montagne se caractérise par la saisonnalité et la pluriactivité. Il est clair que ce tourisme du « tout ski » ne pourra se maintenir dans toutes les stations.

Les conséquences du changement climatique sur les territoires de montagne nécessitent donc d’adapter les politiques de développement touristique et cette adaptation concerne tous les territoires à plus ou moins brèves échéances. C’est d’autant plus nécessaire que le tourisme façonne aussi l’aménagement et la vie de ces territoires.

C’est dans ce contexte que le développement d’un tourisme plus diversifié et praticable en toute saison doit s’inscrire. Dans cette optique, il est important d’assurer une adaptation des compétences en amont aux nouveaux métiers mais aussi de revaloriser le statut du pluriactif. La diversification et l’atténuation de la saisonnalité des activités touristiques en montagne répond aussi à de nouvelles attentes de la part des touristes. Plus attentifs à leur empreinte environnementale, ils se tournent vers l’écotourisme ou le slow tourisme. Ils sont aussi en recherche d’authenticité, à la redécouverte des terroirs et des savoir-faire. Or la montagne est très bien placée pour répondre à de telles attentes.

Le renouvellement de l’offre touristique doit se faire dans le respect des caractéristiques propres à chaque territoire pour avoir du sens. C’est tout l’objet du Plan Avenir Montagne. Il a pour objectif d’accompagner les territoires dans leur transition vers un tourisme plus durable. Il comprend un volet ingénierie de 31 millions d’euros qui permet à un territoire d’être accompagné par un chef de projet pendant 2 ans. Il comprend aussi un volet investissement de 300 millions d’euros, financés à parts égales entre Etat et Région. Les acteurs saluent tous la mise en place de ce Plan. Cela plaide pour sa pérennisation, en renforçant d’autant plus le volet ingénierie qui est au service des territoires, sans imposer de logique préconçue.

Nos différents massifs n’ont d’ailleurs pas attendu pour amorcer leur mutation. Les initiatives se multiplient et le champ des possibles est important. La montée en gamme de l’offre de services, en particulier de l’hébergement, sera indispensable pour réussir à attirer de nouvelles clientèle dans le massif pyrénéen. La mobilité est aussi un sujet particulièrement important. Dans les Pyrénées, le soutien au train de nuit demeure fondamental. Le transport des scolaires en journée ou en séjour scolaire à la montagne mérite également d’être soutenu.

La montagne ne cesse d’attirer de nouveaux visiteurs, notamment l’été, et il faut s’en féliciter. Toutefois cela nécessite une gestion attentive des problématiques de fréquentation afin d’en limiter les conséquences négatives. Des outils précis de quantification des flux doivent être mis en place dans les massifs afin de proposer des stratégies de gestion de la fréquentation incitatives et d’éviter les conflits d’usage notamment entre tourisme et pastoralisme. A l’origine des conflits, il y a souvent une méconnaissance des bons gestes à adopter et des « codes » de la montagne. La diversification des activités peut accroître ces problématiques d’où l’importance du sujet de l’éducation à la montagne qui doit se faire dès le plus jeune âge. Il faut un soutien accru aux classes de neige et aux accueils collectifs de mineurs et lever les freins qui peuvent parfois exister pour engager des voyages scolaires en montagne.

Toutes les instances de concertation doivent être mobilisées pour réfléchir à la montagne de demain. Le plan Avenir Montagne permet d’y contribuer fortement. C’est de là que viendront des solutions partagées qui permettront d’entraîner l’ensemble des acteurs dans un projet commun.

Il n’y a pas de solution unique pour bâtir le tourisme de montagne de demain. La bonne stratégie sera toujours celle qui vient du terrain, de l’échelon local. Il faut donc des politiques différenciées en fonction des territoires et fondées sur le dialogue entre tous les acteurs. Chaque massif, chaque commune de montagne dispose de ses caractéristiques propres et il faut en tenir compte dans les politiques touristiques mises en place. De plus, le maintien d’un dialogue apaisé entre toutes les parties prenantes d’un territoire est fondamental afin de construire un tourisme adapté à chaque territoire.

Laurence Gayte

 

PORTE PUYMORENS
A l’invitation de Monsieur le Maire, Philippe Maurisse, et de ses adjoints, Anne Barral, Jean-Philippe Augé et Gérard Fossey, j’ai pu me rendre au village de Porté-Puymorens et au domaine skiable, à la veille de son ouverture le 18 décembre.
Nous avons fait le point sur la situation de la commune. Je salue le dynamisme de l’équipe municipale, pleine de motivation et d’ambition pour porter des projets d’envergure.
A l’heure où le Plan Avenir Montagnes se met en place, nos villes et villages de montagne doivent se positionner sur des programmes de développement économique et touristique adaptés aux enjeux des transitions écologiques.
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MILLAS
Commémoration pour les jeunes victimes de l’accident de Millas

Hommage très recueilli ce matin, aux jeunes victimes de l’accident de Millas et à leurs familles.

Le cœur serré, tout un département, et le pays tout entier est venu témoigner sa peine.

Nous ne les oublierons jamais.

L’ancien Premier ministre, Edouard Philippe, très marqué par ce drame, était présent à nos cotés.

 

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COLLEGE LE SOLER
A l’invitation d’Armelle Revel Fourcade, maire du Soler, j’ai participé à une rencontre avec les élèves de 4ème du collège sur le thème « les femmes en politique », aux côtés d’adjointes de la municipalité et de la conseillère régionale Christine Gas.
INDEPENDANT LE SOLER
Hommage à Joséphine Baker, libre et engagée

J’ai eu l’honneur d’être présente à la cérémonie de panthéonisation de Joséphine Baker, démarche que j’avais soutenue en signant une tribune en ce sens.

Ce fut un moment exceptionnel et digne, autour d’une belle personne. Héroïne de guerre, combattante, danseuse, chanteuse, Joséphine Baker a marqué le XXe siècle.

Le Président a terminé son discours en affirmant : « Ma France, c’est Joséphine ». J’aime moi aussi beaucoup la France que représente Joséphine Baker.

PUYVALADOR
Jeudi 02 décembre – Visite à Puyvalador-Rieutort

Je me suis rendue sur la commune de Puyvalador-Rieutort à la rencontre de Monsieur le Maire, Daniel Marin, de conseillers municipaux, d’acteurs économiques locaux notamment Monsieur Julien Sabarthes, exploitant de la station de ski, de jeunes éleveurs, d’entrepreneurs et de responsables d’association.
Fiscalité, chasse, gestion de l’eau, état et entretien du lac, situation économique de la station de ski ont fait l’objet d’échanges nourris et conviviaux.

Accueil d’une délégation de maires et élus à l’Assemblée nationale

Dans le cadre du Congrès des maires de France, j’ai reçu à l’Assemblée nationale des élus des Pyrénées-Orientales (Prades, la Cabanasse, Millas, Angoustrine, Vernet-les-Bains, Puyvalador).

C’était une autre façon de débattre autour des problématiques du territoire.

Chacun a pu s’écouter et partager de bonnes pratiques.

Merci pour ces échanges fructueux !

Rencontre à l’Assemblée nationale avec une délégation de la Chambre d’Agriculture 66 au côté de sa Présidente Fabienne Bonet.
Je souhaite apporter tout mon soutien aux dossiers de la Chambre d’Agriculture concernant la problématique « eau ».
Edito

Chères concitoyennes, chers concitoyens,

Depuis 2017, je me suis engagée, avec mes collègues de la majorité présidentielle, à mener à bien la transformation en profondeur de notre pays, pour laquelle j’avais été élue.
Je me suis investie plus particulièrement dans les secteurs de l’économie et l’emploi, de l’égalité femmes/hommes, de la mobilité, de l’activité touristique, de l’amélioration de la qualité de vie et des services de proximité, de la garantie de l’ordre public et du respect des principes républicains.
Mes actions sont synthétisées dans ce document montrant les avancées obtenues.
Les mesures initiées avant la pandémie avaient permis de rendre notre pays plus robuste pour affronter les difficultés, en luttant contre les inégalités de destin, en créant massivement des emplois, en augmentant le pouvoir d’achat des Français, en renforçant l’attractivité de notre territoire, en libérant les énergies entravées par des décennies de réformes trop longtemps différées et en retrouvant une véritable crédibilité aux yeux de nos voisins européens.
Cette dynamique de transformation a été stoppée par la crise sanitaire mondiale qui a mis à mal notre économie et profondément bouleversé nos vies.
Ensemble, nous avons tenu. La vaccination (73,2% de la population totalement vaccinée en octobre 2021) permet de renouer avec la qualité de vie qui nous est chère. L’important était de protéger les Français et l’Etat a organisé le « quoi qu’il en coûte » avec un plan de relance inédit.

C’est un déploiement sans précédent d’investissement public (100 milliards d’euros) pour préparer la France de demain autour de trois priorités :
• Ancrer la transition écologique dans les territoires
• Renforcer la compétitivité de la France
• Développer la cohésion sociale et solidaire dans les territoires

Pendant la crise, les Français ont montré un sens de l’engagement et de la solidarité hors du commun. Je tiens à saluer ici ceux qui ont été en première ligne et plus particulièrement les soignants. Le « Ségur de la santé » prend en compte leur investissement et instaure les mesures qui devenaient nécessaires (notamment : + 290 euros/mois pour des infirmier(e)s et 19 millions d’euros pour les hôpitaux et les EHPAD).
Aujourd’hui, la croissance repart et notre économie retrouve son niveau « d’avant » la crise grâce au vote de la réforme fiscale la plus courageuse des 20 dernières années (baisse du taux d’impôt sur les sociétés à 25%, des impôts de production et des impôts qui pèsent sur les ménages et les entreprises -50 milliards au total-, mise en place du prélèvement forfaitaire), les votes du Fonds de solidarité, du prêt garanti par l’Etat et de l’indemnité d’activité partielle… Nous comptons sur plus de 6% de croissance et un taux de chômage ramené à 7,6% qui nous permet d’envisager, pour la première fois depuis 50 ans, le retour au plein emploi.
Malgré tout, il est nécessaire de tirer lucidement les enseignements de cette crise.
Le Gouvernement travaille à un plan d’investissement dédié à l’innovation pour permettre la souveraineté française du 21ème siècle (nouvelles filières industrielles de technologies de pointe: semi-conducteurs, spatial, biotechnologies, hydrogène vert, intelligence artificielle et calcul quantique…).
A l’Assemblée nationale, je m’investis actuellement au sein d’une mission spéciale créée, dans cette dynamique, sur l’enjeu de la résilience nationale. Son objectif est la remise d’un rapport dégageant des principes et des priorités pour guider notre stratégie.
En qualité de commissaire des affaires économiques, je viens d’être nommée rapporteure d’une mission parlementaire sur le tourisme durable de montagne qui me tient particulièrement à cœur pour le développement des hauts cantons de ma circonscription.

Notre politique est cohérente, volontariste et permanente. Soyez assurés que, jusqu’à la fin de mon mandat, je prendrai toute ma part, en faiseurs du possible, pour une France du 21ème siècle plus forte.

Fidèlement

Laurence GAYTE

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INAUGURATION 

C’est parti ! La nouvelle Cité Digitale du Soler a été inaugurée par Cédric O, Secrétaire d’État à la transition numérique, sur le parvis de l’Idem Campus. Financé à hauteur de 3M€ par l’État, ce lieu sera le centre névralgique de la #FrenchTech, de l’emploi, de la relance.
Le matin à Perpignan, Cédric O avait présidé le 1er Comité départemental de concertation des réseaux fixes et mobiles des Pyrénées-Orientales pour parler fibre, cuivre, 4G et 5G, mais aussi des problématiques concrètes qui impactent les réseaux.