Depuis 1 an, nous transformons la France !

7 mai 2018 – Où en sommes-nous un an après l’élection d’Emmanuel Macron ? Faisons le point sur notre projet de transformation du pays pour plus de liberté, d’égalité et de fraternité.

Téléchargez ici le document bilan des 1 an de LREM 

« SEXE SANS CONSENTEMENT »

Projection à l’Assemblée nationale – 23 mai 2018
Sous l’égide de la Délégation aux droits des femmes, était organisée la projection du film Sexe sans consentement à l’Assemblée nationale, suivie d’un débat que j’ai animé.
Je remercie pour leur présence : les femmes ayant témoigné dans le film, la co-autrice Blandine Grosjean et le producteur Frank Fabrice d’Elephant Groupe, mes collègues députés – Pascale Fontenel-Personne, Mireille Robert, Nicole Le Peih et Pierre Cabaré -, les étudiants et lycéens, collaborateurs parlementaires. Des personnes des deux sexes, en particulier des jeunes, ont pu débattre lors d’une discussion interactive, animée et enrichissante.
Ce film documentaire, écrit par Delphine Dhilly et Blandine Grosjean, diffusé sur France 2 dans l’émission Infrarouge du 6 mars dernier, a vu le jour grâce à ces deux femmes engagées, qui ont choisi d’enquêter sur ce sujet « tabou » et grâce à d’autres femmes, la plupart très jeunes, qui ont, avec beaucoup de courage, accepté d’y témoigner à visage découvert.
A travers six témoignages, ce documentaire aborde pour la première fois cette zone grise de la sexualité sans consentement. Il questionne sur le consentement sexuel entre les femmes et les hommes, souvent au moment d’entrer dans la sexualité.
Ces femmes témoins s’expriment sur la zone grise du consentement, ce moment où elles ont fini par céder à un rapport sans le consentir. Ce moment où elles n’ont pas dit oui, mais où elles n’ont pas dit non, non plus. Des paroles d’hommes aussi sur leur conscience, réelle ou non, du consentement de leur partenaire.
Comment, par quels moyens, faire évoluer la société ? Le consentement est-il une histoire d’éducation? Faut-il redéfinir le mot consentement à la sexualité pour ne plus se tromper ? Le consentement est-il une histoire de stéréotypes genrés ?
Premier jour d’intégration à ma nouvelle commission

Hier, mardi 12 juin, j’ai fait mon entrée à la Commission Développement Durable et Aménagement du Territoire.

Merci à Barbara POMPILI, présidente de la commission, pour son accueil.
La commission a été saisie pour avis, et a procédé à l’examen de l’article 2 du Projet de loi constitutionnelle pour une démocratie plus représentative, responsable et efficace.
Retrouvez la vidéo intégrale de la réunion sur le site de l’Assemblée nationale.

#developpementdurable #aménagementduterritoire

 

Mettre les femmes dans la lumière …

 Les femmes sont les grandes absentes des livres d’Histoire. Hormis les épouses et les maîtresses des « grands hommes » (qui ne le sont d’ailleurs pas toujours), rares sont celles dont l’action a été jugée suffisamment décisive et importante pour figurer en tant qu’elles-mêmes dans les manuels. Pour une Jeanne d’Arc et une Marie Curie, combien d’oubliées ?

C’est pourquoi lorsque le Premier ministre Edouard Philippe et Marlène Schiappa, la Secrétaire d’Etat en charge de l’Egalité entre les femmes et les hommes, ont lancé le Tour de France de l’Egalité le 4 octobre dernier, je me suis proposée pour organiser l’étape départementale à Perpignan. Je fais partie de la délégation des Droits des Femmes à l’Assemblée Nationale et ce combat me tient à cœur. J’ai donc choisi de combler cette lacune, mieux même de réparer cette injustice en mettant sur pied une manifestation qui sorte des oubliettes de l’Histoire les femmes qui ont marqué depuis ses siècles la vie des Pyrénées Orientales par leur influence, leur intelligence, leur dévouement, leur talent, leur courage.

L’éducation étant la base de tout, j’ai demandé à Hélène Legrais, journaliste et romancière qui avait participé à l’écriture du livre « Le matrimoine catalan – 66 femmes » de concevoir et mettre en scène un spectacle qui serait joué par des scolaires pour des scolaires. Contactées par Nathalie Du Lac, de nombreuses classes ont répondu présentes et finalement ce sont 250 jeunes, du CM2 au lycée, qui étaient réunis le 16 février au Théâtre municipal – Jordi Pere Cerda, dont une soixantaine sur scène. Pendant une heure et quart, ces jeunes de l’école Jordi Barre, des collèges Sévigné et du Ribéral à St Estève, et du lycée Picasso, ont prêté leurs voix avec enthousiasme à ces femmes remarquables et parfois même en chanson avec l’appui amical et musical de Maribel.

Densité et émotion

Après quelques mots d’introduction très symboliques que Marlène Schiappa avait tenu à enregistrer en vidéo, la magnifique salle à l’italienne a vu ainsi revivre entre autres Esclarmonde, première reine de Majorque, Mère Ana Maria Antigo  et le dragon Sans Gêne, les transbordeuses d’oranges de Cerbère en grève et les paperetes de JOB, les sœurs Guinard fondatrices de Bon Secours et la grande pianiste Blanche Selva, Titaÿna la journaliste globetrotter et Dina Vierny le modèle de Maillol, Rosette Blanc et les trois Sabaté résistantes et martyres, Elisabeth Eidenbenz et Friedel Reiter les anges des mères des camps, sans oublier les sportives. Notre championne de snowboard, Cécile Hernandez-Cervellon, aurait voulu être là en personne pour clore le spectacle mais elle devait s’envoler pour les Jeux Paralympiques en Corée du Sud. Elle avait donc enregistré une vidéo pour inciter les jeunes filles présentes à suivre son exemple : à se battre et ne jamais baisser les bras. Elle terminait en demandant que tout le monde la soutienne … et ce soutien a dû être aussi unanime qu’efficace puisqu’elle nous revient de Pyeongchang avec deux médailles, une de bronze et l’autre d’argent !

Une fois, les acteurs de cette grande fresque féminine applaudis comme ils le méritaient, le débat put commencer. Un débat très animé. Il fut question de ces femmes extraordinaires que la plupart venaient de découvrir, et d’autres encore comme Simone Veil ou Marie Curie, mais aussi de la façon dont filles et garçons se percevaient les uns les autres et celle dont ils imaginaient l’avenir des femmes. On a pu constater que certaines collégiennes et lycéennes étaient bien décidées à ne pas se laisser faire ! Une expérience à renouveler, ne serait-ce que pour voir si les graines semées en ce 16 février auront germées.

En attendant ce jour, un grand merci à tous les participants, les élèves comme les enseignants qui les ont préparés et accompagnés.

 

Opération « plaques de rue »

Cette étape du Tour de France de l’Egalité a tout naturellement trouvé son prolongement dans une opération menée la veille de la journée internationale des droits des femmes. Frédérique Lis, référente départementale, et une dizaine de militants de La République en Marche, ont passé la soirée du 7 mars dans le centre de Perpignan à apposer des plaques de rue aux noms de femmes remarquables au côté des plaques officielles. Quarante en tout, 20 connues pour leur action au niveau local et 20 au niveau national voire international en puisant dans les personnalités mises en exergue dans le livre édité par le Collectif Georgette Sand « Ni vues, ni connues ». C’est ainsi que la place de la République est devenue « place Simone Veil » ou que « Thérèse Figueur, le dragon Sans Gêne » a trouvé sa place tout naturellement rue Vieilledent, en face de la caserne. Les plaques étaient complétées par une photo et une petite biographie afin que les Perpignanais, surpris en les découvrant le 8 au matin,  puissent savoir exactement à qui ils avaient affaire.

Cette initiative citoyenne et ludique entendait pointer du doigt la sous-représentation des noms de femmes dans l’espace public. On estime qu’en France, seulement 2% des rues leur sont dédiées. Mais à Perpignan, ce ratio, déjà infime, est encore plus faible : 1%. L’idée était donc d’interroger, de susciter le débat sur le manque de visibilité des femmes … et peut être même de donner des idées aux municipalités du département qui auront à baptiser de nouvelles voies !

 

Sensibilisation et reprise du dialogue

En avril, j’ai interpellé Monsieur Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, sur la situation en Espagne des élus indépendantistes catalans pacifiques, emprisonnés ou poussés à l’exil. Une situation qui, je le soulignais, choquait particulièrement la population catalane des Pyrénées Orientales.

Par ma question écrite*, je demandais si « la France ne devrait pas se proposer en médiateur pour inciter à une reprise du dialogue entre les deux parties de l’Espagne, qui s’opposent. »
La réponse m’a été communiquée dans un délai relativement court pour ce genre d’exercice mais en pleine recomposition du paysage politique espagnol, avec l’arrivée de Pedro Sanchez à la tête du gouvernement. Dans cette réponse officielle, il est rappelé la position de la France qui, s’agissant de la situation en Catalogne, soutient la « légalité et l’unité constitutionnelle en Espagne, garante du respect de l’Etat de Droit ».

Mon objectif est toutefois atteint : cette question écrite et mes échanges avec les cabinets ministériels ont permis de sensibiliser le gouvernement à la réalité de la préoccupation de mes concitoyens de Catalogne Nord. J’ai, en effet, constaté un regain d’intérêt de mes interlocuteurs pour cette situation. Je reste moi-même vigilante et attentive au sort de ces élus et le resterai autant que nécessaire.

Je me veux cependant confiante car la décision de M. Sanchez de recevoir dernièrement le président de Catalogne, M. Torra, est de bon augure pour renouer le dialogue que je demandais, dialogue indispensable à un retour d’exil et à une remise en liberté des élus catalans.
*NB : question n° 7552 publiée au JO le 17/04/2018 page 3157

Le 17 avril 2018 – Question

Mme Laurence Gayte appelle l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères au sujet des emprisonnements politiques espagnols. Sans vouloir porter un jugement sur la question de l’indépendance de la Catalogne, qui est une affaire interne à l’Espagne, cette crise a provoqué une réaction judiciaire forte de la part du gouvernement espagnol qui choque beaucoup de concitoyens et fait réagir plusieurs gouvernements européens, dont l’Allemagne, la Belgique et la Suisse. La population du département transfrontalier, les Pyrénées-Orientales, de culture catalane, est particulièrement sensible à ces événements. Elle interpelle tous les jours les élus dont la députée fait partie. Il faut comprendre l’héritage de l’histoire récente de l’Espagne, méconnue par la majorité des Français, qui explique en partie cette situation : certains élus membres du gouvernement et agents de la communauté autonome catalane ont été arrêtés et incarcérés, parfois depuis six mois, pour avoir organisé un référendum non autorisé, sans violence et s’appuyant sur le droit à l’autodétermination des peuples à disposer d’eux-mêmes. D’autres élus ont dû fuir l’Espagne pour échapper à une arrestation imminente et des mandats d’arrêt internationaux ont été lancés contre eux. Des élus qui n’ont fait qu’exprimer pacifiquement et démocratiquement leurs opinions. Dans ce contexte, le silence du Gouvernement français est assourdissant. Elle lui demande si la France, pays défenseur des droits humains et de la liberté d’expression, qui souhaite prendre le leadership d’une Europe refondée autour du respect des libertés fondamentales, ne devrait pas se proposer en médiateur, seul ou au nom de l’Union européenne, pour inciter à une reprise du dialogue entre les deux parties de l’Espagne qui s’opposent.

Le 29 mai 2018 – Réponse

Le Président de la République, le ministre de l’Europe et des affaires étrangères et la ministre chargée des affaires européennes ont exprimé une position constante s’agissant de la situation en Catalogne. En tant qu’amis, voisins, partenaires européens, la France soutient la légalité et l’unité constitutionnelle en Espagne, garantes du respect de l’Etat de droit. Les autorités européennes et les autres Etats membres ont la même lecture de cette situation. Jean-Claude Juncker et Frans Timmermans ont notamment rappelé que l’ordre constitutionnel espagnol participait de l’architecture légale européenne et alerté sur ce qui relève de la fragmentation et de la division de l’Europe. Aucun gouvernement européen n’a reconnu la déclaration unilatérale d’indépendance votée par le Parlement catalan le 27 octobre dernier, ni appelé à une médiation européenne, marquant un soutien commun au respect de l’Etat de droit espagnol. La France a confiance dans la capacité de la démocratie espagnole à surmonter ces difficultés dans le cadre de l’Etat de droit et des valeurs européennes. Dans l’intérêt de tous, la France souhaite, comme l’a souligné le Président de la République, que la stabilité et la confiance puissent revenir rapidement en Catalogne.

loi états généraux de l'Alimentation

Le contexte : l’Europe

En novembre 2017, la commission européenne était amenée à voter sur le renouvellement de la licence d’utilisation de l’herbicide « glyphosate » qu’elle souhaitait porter à une durée de 10 ans, dans un premier temps.

La tribune

C’est pourquoi, dans cette perspective, des députés de la majorité se sont particulièrement mobilisés sur le sujet. Dans ce contexte et dès le mois d’octobre, je faisais partie des 54 députés de la majorité qui souhaitaient une négociation ferme sur la fin de l’autorisation de l’utilisation de cet herbicide : nous avons signé une tribune, parue dans Le Monde, afin de peser sur la décision de la commission européenne en demandant une interdiction « le plus rapidement possible » de l’utilisation du glyphosate pour « sortir du glyphosate comme il se doit tout en accompagnant les agriculteurs dans cette transition dans un calendrier court et réaliste». Cette démarche a permis d’alimenter le débat et de peser avec succès sur la commission européenne qui a finalement voté un renouvellement de 5 ans (au lieu de 10 ans).

La position de la France : interdiction en 2021 La position de la France avait été clairement communiquée par le Président de la République : le glyphosate doit être interdit en France au plus tard dans trois ans.

EGALIM : la carte de la confiance, sous contrôle

Lors de l’examen de la loi EGALIM, nous avons souhaité jouer la confiance avec les agriculteurs en ne gravant pas, dans la loi, la sortie du glyphosate en 2021. Christophe CASTANER l’a répété : la confiance n’exclut pas le contrôle  et je resterai particulièrement vigilante à la mise en œuvre des solutions de remplacement. A cet effet, j’ai demandé à intégrer le groupe de travail portant sur la sortie du glyphosate, qui est en cours de création à l’Assemblée nationale. S’il n’y a pas «d’avancées dans 24 ou 18 mois», les députés LREM agiront à nouveau pour une interdiction du glyphosate.

Laurence GAYTE, députée de la 3ème circonscription des Pyrénées-Orientales

Lors de la visite officielle de Monsieur JustinTrudeau, Premier ministre du Canada, nous avons échangé quelques mots sur les droits des femmes qui me tiennent particulièrement à cœur en tant que membre de la délégation aux droits des femmes, et également sur l’environnement, un sujet prépondérant pour moi de par ma formation et ma sensibilité.

 

 

Le plan présenté le 9 janvier dernier par le Premier ministre pour réduire le nombre et la gravité des accidents de la route suscite de nombreuses réactions. Motivé par l’aggravation inquiétante du nombre de victimes, ce plan prévoit plusieurs mesures pour lutter notamment contre l’alcool, la drogue et le téléphone au volant, mais celle qui retient l’attent
ion des usagers, et cristallise toutes les critiques, c’est la baisse à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée. Cette diminution concerne les routes à double sens, qu’elles soient nationales ou départementales, et qui ne sont pas équipées de séparateur central. 55% des accidents mortels ont lieu en effet sur les 400 000 kilomètres du réseau secondaire. En comparaison, les deux fois deux voies, avec ou sans séparateur central, sont beaucoup moins accidentogènes. 

Les automobilistes s’insurgent, estimant qu’en verbalisant davantage cette réforme fera d’eux une fois de plus des « vaches à lait », les motards manifestent et pointent du doigt les glissières de sécurité, les associations d’usagers contestent les chiffres, 31 présidents de conseils départementaux, en majorité ruraux, demandent une étude au cas par cas et ce n’est sans doute pas fini. Une véritable levée de boucliers qui ferait presque oublier que la limitation à 90 km/h n’a été instaurée qu’il y a 44 ans et qu’à l’époque elle avait été elle-même très critiquée.

La question, la vraie question, est de savoir ce que chacun est prêt à faire pour endiguer l’hécatombe routière. 

Un constat accablant                                                                                             

Grâce à toute une série de mesures, la mortalité routière a baissé de façon régulière pendant 12 ans mais, depuis 2014, elle est repartie à la hausse : presque 60.000 accidents corporels par an, faisant pratiquement 80.000 victimes dont 30.000 blessés et plus de 3500 morts selon le bilan établi par l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière, soit 9 morts et 65 blessés par jour sur le territoire (chiffres de 2016). 

Et dans notre département des Pyrénées-Orientales la situation est encore plus alarmante ; elle s’aggrave notablement à l’inverse de la tendance constatée dans le reste de la région. Les chiffres dévoilés récemment par la Préfecture pour 2017 sont catastrophiques : on a comptabilisé 32 morts sur les routes catalanes (auxquels il faut ajouter les six jeunes victimes du drame de Millas) contre 28 en 2016. Le nombre de blessés et d’accidents ont augmenté dans les mêmes proportions. Toutes les tranches d’âge sont concernées. Les « deux roues » sont particulièrement touchés : s’ils représentent seulement 3 à 4% du trafic, ils enregistrent 27% des tués. Plus symptomatique encore : 90% des victimes sont à déplorer hors agglomération et la mortalité est particulièrement forte dans les zones rurales : « On a 2,7 fois plus de risques de mourir sur les routes de campagne » selon les mots mêmes du préfet Philippe Vignes.

Les chiffres de ce début d’année 2018 sont tout aussi mauvais : 62 accidents ont fait 3 morts et 81 blessés entre le 1er janvier et le 15 mars.
Les causes ?  L’alcool et les stupéfiants mais également la vitesse excessive. L’augmentation du nombre de procès-verbaux produits par les radars et les interceptions dues à la vitesse le prouvent.

Voilà les faits, ils sont incontestables.

C’est pourquoi, nous ne pouvons pas rester les bras croisés à regarder les courbes s’envoler. Je suis personnellement convaincue que nous nous devons de tout tenter pour qu’il y ait moins de morts sur les routes. 

Quelques km/h en moins, des centaines de vies en plus

Baisser sa vitesse de 10 km/h est-ce un si grand sacrifice ? Les essais ont montré que sur le même tronçon de route à double sens, et en tenant compte de la difficulté accrue à doubler, sur 25 km, qui est le trajet moyen  domicile-travail en France selon l’Insee, la différence à l’arrivée n’est que de deux minutes. Quatre si on compte l’aller et retour. 

Quel gain peut-on espérer en compensation de ces quatre petites minutes quotidiennes ? 

Selon les spécialistes, et notamment l’accidentologue Claude Got, fervent défenseur de cette mesure, la limitation à 80 km/h pourrait permettre d’épargner 350 à 400 vies par an. Une fourchette calculée grâce à une équation mathématique. L’expert prévient cependant : « Si on tolère l’utilisation d’appareils tels que des avertisseurs de radars, l’efficacité sur la réduction de la mortalité sera moindre« .

Concrètement, cette mesure a été testée sur le terrain pendant deux ans (2015-2017) dans quatre départements : sur la N7 dans la Drôme, la N57 dans la Haute-Saône et la N151 dans la Nièvre et l’Yonne soit un total de 86 kilomètres. La vitesse moyenne a baissé dans les faits de 7% seulement mais à l’arrivée les accidents ont diminués de 25%  et il y a eu 50% de tués en moins. 

Une mesure parmi bien d’autres   

Même s’il focalise l’attention, et les titres de la presse, cet abaissement de la limitation de vitesse n’est qu’une des 18 mesures présentées par Edouard Philippe. Un plan d’attaque visant toutes les addictions au volant. 

En commençant par l’alcool bien sûr, deuxième cause d’accidents en France (19% contre 31% pour la vitesse). L’usage de l’éthylotest antidémarrage sera notamment étendu. Les personnes ayant eu leur permis suspendu suite à une conduite « alcoolisée » auront la possibilité de conduire le temps de cette suspension, à la condition qu’elles équipent leur voiture de ce dispositif à leur frais.

La drogue ensuite (9% des accidents) avec la mise en place, très prochainement, de contrôles plus fréquents en matière de stupéfiants grâce à des prélèvements salivaires.

Enfin le téléphone au volant, conduite à risque en augmentation constante ces dernières années, responsable d’un accident corporel sur dix. Tout conducteur qui commettra une infraction sur la route verra sa sanction alourdie si cette infraction se double d’une utilisation du portable et cela pourra aller jusqu’à la suspension de permis.

Quant aux auteurs d’une infraction grave au Code de la route (conduite sans permis, usage de stupéfiants, taux d’alcoolémie délictuel), leur véhicule pourra être saisi et placé immédiatement en fourrière pour une durée de sept jours.

Il s’agit bien d’un plan complet, qui prend à bras le corps toutes les causes des infractions routières.

Et pour ceux qui pensent qu’il est destiné à « engraisser l’Etat », rappelons que le surplus des amendes ainsi générées sera alloué à un fonds d’investissement chargé de moderniser les structures médico-sociales destinées à la prise en charge des accidentés de la route, fonds qui sera créé en 2019.

Alors jouons le jeu à partir du 1er juillet et dans deux ans, comme l’a proposé le Premier ministre, nous ferons le bilan … je suis persuadée que les vies épargnées balayeront ces quelques minutes supplémentaires sur nos trajets quotidiens ! 

 

Laurence GAYTE
Députée des Pyrénées-Orientales
3ème circonscription

Le plan présenté le 9 janvier dernier par le Premier ministre pour réduire le nombre et la gravité des accidents de la route suscite de nombreuses réactions. Motivé par l’aggravation inquiétante du nombre de victimes, ce plan prévoit plusieurs mesures pour lutter notamment contre l’alcool, la drogue et le téléphone au volant, mais celle qui retient l’attent
ion des usagers, et cristallise toutes les critiques, c’est la baisse à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée. Cette diminution concerne les routes à double sens, qu’elles soient nationales ou départementales, et qui ne sont pas équipées de séparateur central. 55% des accidents mortels ont lieu en effet sur les 400 000 kilomètres du réseau secondaire. En comparaison, les deux fois deux voies, avec ou sans séparateur central, sont beaucoup moins accidentogènes. 

Les automobilistes s’insurgent, estimant qu’en verbalisant davantage cette réforme fera d’eux une fois de plus des « vaches à lait », les motards manifestent et pointent du doigt les glissières de sécurité, les associations d’usagers contestent les chiffres, 31 présidents de conseils départementaux, en majorité ruraux, demandent une étude au cas par cas et ce n’est sans doute pas fini. Une véritable levée de boucliers qui ferait presque oublier que la limitation à 90 km/h n’a été instaurée qu’il y a 44 ans et qu’à l’époque elle avait été elle-même très critiquée.

La question, la vraie question, est de savoir ce que chacun est prêt à faire pour endiguer l’hécatombe routière. 

Un constat accablant                                                                                             

Grâce à toute une série de mesures, la mortalité routière a baissé de façon régulière pendant 12 ans mais, depuis 2014, elle est repartie à la hausse : presque 60.000 accidents corporels par an, faisant pratiquement 80.000 victimes dont 30.000 blessés et plus de 3500 morts selon le bilan établi par l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière, soit 9 morts et 65 blessés par jour sur le territoire (chiffres de 2016). 

Et dans notre département des Pyrénées-Orientales la situation est encore plus alarmante ; elle s’aggrave notablement à l’inverse de la tendance constatée dans le reste de la région. Les chiffres dévoilés récemment par la Préfecture pour 2017 sont catastrophiques : on a comptabilisé 32 morts sur les routes catalanes (auxquels il faut ajouter les six jeunes victimes du drame de Millas) contre 28 en 2016. Le nombre de blessés et d’accidents ont augmenté dans les mêmes proportions. Toutes les tranches d’âge sont concernées. Les « deux roues » sont particulièrement touchés : s’ils représentent seulement 3 à 4% du trafic, ils enregistrent 27% des tués. Plus symptomatique encore : 90% des victimes sont à déplorer hors agglomération et la mortalité est particulièrement forte dans les zones rurales : « On a 2,7 fois plus de risques de mourir sur les routes de campagne » selon les mots mêmes du préfet Philippe Vignes.

Les chiffres de ce début d’année 2018 sont tout aussi mauvais : 62 accidents ont fait 3 morts et 81 blessés entre le 1er janvier et le 15 mars.
Les causes ?  L’alcool et les stupéfiants mais également la vitesse excessive. L’augmentation du nombre de procès-verbaux produits par les radars et les interceptions dues à la vitesse le prouvent.

Voilà les faits, ils sont incontestables.

C’est pourquoi, nous ne pouvons pas rester les bras croisés à regarder les courbes s’envoler. Je suis personnellement convaincue que nous nous devons de tout tenter pour qu’il y ait moins de morts sur les routes. 

Quelques km/h en moins, des centaines de vies en plus

Baisser sa vitesse de 10 km/h est-ce un si grand sacrifice ? Les essais ont montré que sur le même tronçon de route à double sens, et en tenant compte de la difficulté accrue à doubler, sur 25 km, qui est le trajet moyen  domicile-travail en France selon l’Insee, la différence à l’arrivée n’est que de deux minutes. Quatre si on compte l’aller et retour. 

Quel gain peut-on espérer en compensation de ces quatre petites minutes quotidiennes ? 

Selon les spécialistes, et notamment l’accidentologue Claude Got, fervent défenseur de cette mesure, la limitation à 80 km/h pourrait permettre d’épargner 350 à 400 vies par an. Une fourchette calculée grâce à une équation mathématique. L’expert prévient cependant : « Si on tolère l’utilisation d’appareils tels que des avertisseurs de radars, l’efficacité sur la réduction de la mortalité sera moindre« .

Concrètement, cette mesure a été testée sur le terrain pendant deux ans (2015-2017) dans quatre départements : sur la N7 dans la Drôme, la N57 dans la Haute-Saône et la N151 dans la Nièvre et l’Yonne soit un total de 86 kilomètres. La vitesse moyenne a baissé dans les faits de 7% seulement mais à l’arrivée les accidents ont diminués de 25%  et il y a eu 50% de tués en moins. 

Une mesure parmi bien d’autres   

Même s’il focalise l’attention, et les titres de la presse, cet abaissement de la limitation de vitesse n’est qu’une des 18 mesures présentées par Edouard Philippe. Un plan d’attaque visant toutes les addictions au volant. 

En commençant par l’alcool bien sûr, deuxième cause d’accidents en France (19% contre 31% pour la vitesse). L’usage de l’éthylotest antidémarrage sera notamment étendu. Les personnes ayant eu leur permis suspendu suite à une conduite « alcoolisée » auront la possibilité de conduire le temps de cette suspension, à la condition qu’elles équipent leur voiture de ce dispositif à leur frais.

La drogue ensuite (9% des accidents) avec la mise en place, très prochainement, de contrôles plus fréquents en matière de stupéfiants grâce à des prélèvements salivaires.

Enfin le téléphone au volant, conduite à risque en augmentation constante ces dernières années, responsable d’un accident corporel sur dix. Tout conducteur qui commettra une infraction sur la route verra sa sanction alourdie si cette infraction se double d’une utilisation du portable et cela pourra aller jusqu’à la suspension de permis.

Quant aux auteurs d’une infraction grave au Code de la route (conduite sans permis, usage de stupéfiants, taux d’alcoolémie délictuel), leur véhicule pourra être saisi et placé immédiatement en fourrière pour une durée de sept jours.

Il s’agit bien d’un plan complet, qui prend à bras le corps toutes les causes des infractions routières.

Et pour ceux qui pensent qu’il est destiné à « engraisser l’Etat », rappelons que le surplus des amendes ainsi générées sera alloué à un fonds d’investissement chargé de moderniser les structures médico-sociales destinées à la prise en charge des accidentés de la route, fonds qui sera créé en 2019.

Alors jouons le jeu à partir du 1er juillet et dans deux ans, comme l’a proposé le Premier ministre, nous ferons le bilan … je suis persuadée que les vies épargnées balayeront ces quelques minutes supplémentaires sur nos trajets quotidiens ! 

 

Laurence GAYTE
Députée des Pyrénées-Orientales
3ème circonscription

Le plan présenté le 9 janvier dernier par le Premier ministre pour réduire le nombre et la gravité des accidents de la route suscite de nombreuses réactions. Motivé par l’aggravation inquiétante du nombre de victimes, ce plan prévoit plusieurs mesures pour lutter notamment contre l’alcool, la drogue et le téléphone au volant, mais celle qui retient l’attent
ion des usagers, et cristallise toutes les critiques, c’est la baisse à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée. Cette diminution concerne les routes à double sens, qu’elles soient nationales ou départementales, et qui ne sont pas équipées de séparateur central. 55% des accidents mortels ont lieu en effet sur les 400 000 kilomètres du réseau secondaire. En comparaison, les deux fois deux voies, avec ou sans séparateur central, sont beaucoup moins accidentogènes. 

Les automobilistes s’insurgent, estimant qu’en verbalisant davantage cette réforme fera d’eux une fois de plus des « vaches à lait », les motards manifestent et pointent du doigt les glissières de sécurité, les associations d’usagers contestent les chiffres, 31 présidents de conseils départementaux, en majorité ruraux, demandent une étude au cas par cas et ce n’est sans doute pas fini. Une véritable levée de boucliers qui ferait presque oublier que la limitation à 90 km/h n’a été instaurée qu’il y a 44 ans et qu’à l’époque elle avait été elle-même très critiquée.

La question, la vraie question, est de savoir ce que chacun est prêt à faire pour endiguer l’hécatombe routière. 

Un constat accablant                                                                                             

Grâce à toute une série de mesures, la mortalité routière a baissé de façon régulière pendant 12 ans mais, depuis 2014, elle est repartie à la hausse : presque 60.000 accidents corporels par an, faisant pratiquement 80.000 victimes dont 30.000 blessés et plus de 3500 morts selon le bilan établi par l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière, soit 9 morts et 65 blessés par jour sur le territoire (chiffres de 2016). 

Et dans notre département des Pyrénées-Orientales la situation est encore plus alarmante ; elle s’aggrave notablement à l’inverse de la tendance constatée dans le reste de la région. Les chiffres dévoilés récemment par la Préfecture pour 2017 sont catastrophiques : on a comptabilisé 32 morts sur les routes catalanes (auxquels il faut ajouter les six jeunes victimes du drame de Millas) contre 28 en 2016. Le nombre de blessés et d’accidents ont augmenté dans les mêmes proportions. Toutes les tranches d’âge sont concernées. Les « deux roues » sont particulièrement touchés : s’ils représentent seulement 3 à 4% du trafic, ils enregistrent 27% des tués. Plus symptomatique encore : 90% des victimes sont à déplorer hors agglomération et la mortalité est particulièrement forte dans les zones rurales : « On a 2,7 fois plus de risques de mourir sur les routes de campagne » selon les mots mêmes du préfet Philippe Vignes.

Les chiffres de ce début d’année 2018 sont tout aussi mauvais : 62 accidents ont fait 3 morts et 81 blessés entre le 1er janvier et le 15 mars.
Les causes ?  L’alcool et les stupéfiants mais également la vitesse excessive. L’augmentation du nombre de procès-verbaux produits par les radars et les interceptions dues à la vitesse le prouvent.

Voilà les faits, ils sont incontestables.

C’est pourquoi, nous ne pouvons pas rester les bras croisés à regarder les courbes s’envoler. Je suis personnellement convaincue que nous nous devons de tout tenter pour qu’il y ait moins de morts sur les routes. 

Quelques km/h en moins, des centaines de vies en plus

Baisser sa vitesse de 10 km/h est-ce un si grand sacrifice ? Les essais ont montré que sur le même tronçon de route à double sens, et en tenant compte de la difficulté accrue à doubler, sur 25 km, qui est le trajet moyen  domicile-travail en France selon l’Insee, la différence à l’arrivée n’est que de deux minutes. Quatre si on compte l’aller et retour. 

Quel gain peut-on espérer en compensation de ces quatre petites minutes quotidiennes ? 

Selon les spécialistes, et notamment l’accidentologue Claude Got, fervent défenseur de cette mesure, la limitation à 80 km/h pourrait permettre d’épargner 350 à 400 vies par an. Une fourchette calculée grâce à une équation mathématique. L’expert prévient cependant : « Si on tolère l’utilisation d’appareils tels que des avertisseurs de radars, l’efficacité sur la réduction de la mortalité sera moindre« .

Concrètement, cette mesure a été testée sur le terrain pendant deux ans (2015-2017) dans quatre départements : sur la N7 dans la Drôme, la N57 dans la Haute-Saône et la N151 dans la Nièvre et l’Yonne soit un total de 86 kilomètres. La vitesse moyenne a baissé dans les faits de 7% seulement mais à l’arrivée les accidents ont diminués de 25%  et il y a eu 50% de tués en moins. 

Une mesure parmi bien d’autres   

Même s’il focalise l’attention, et les titres de la presse, cet abaissement de la limitation de vitesse n’est qu’une des 18 mesures présentées par Edouard Philippe. Un plan d’attaque visant toutes les addictions au volant. 

En commençant par l’alcool bien sûr, deuxième cause d’accidents en France (19% contre 31% pour la vitesse). L’usage de l’éthylotest antidémarrage sera notamment étendu. Les personnes ayant eu leur permis suspendu suite à une conduite « alcoolisée » auront la possibilité de conduire le temps de cette suspension, à la condition qu’elles équipent leur voiture de ce dispositif à leur frais.

La drogue ensuite (9% des accidents) avec la mise en place, très prochainement, de contrôles plus fréquents en matière de stupéfiants grâce à des prélèvements salivaires.

Enfin le téléphone au volant, conduite à risque en augmentation constante ces dernières années, responsable d’un accident corporel sur dix. Tout conducteur qui commettra une infraction sur la route verra sa sanction alourdie si cette infraction se double d’une utilisation du portable et cela pourra aller jusqu’à la suspension de permis.

Quant aux auteurs d’une infraction grave au Code de la route (conduite sans permis, usage de stupéfiants, taux d’alcoolémie délictuel), leur véhicule pourra être saisi et placé immédiatement en fourrière pour une durée de sept jours.

Il s’agit bien d’un plan complet, qui prend à bras le corps toutes les causes des infractions routières.

Et pour ceux qui pensent qu’il est destiné à « engraisser l’Etat », rappelons que le surplus des amendes ainsi générées sera alloué à un fonds d’investissement chargé de moderniser les structures médico-sociales destinées à la prise en charge des accidentés de la route, fonds qui sera créé en 2019.

Alors jouons le jeu à partir du 1er juillet et dans deux ans, comme l’a proposé le Premier ministre, nous ferons le bilan … je suis persuadée que les vies épargnées balayeront ces quelques minutes supplémentaires sur nos trajets quotidiens ! 

 

Laurence GAYTE
Députée des Pyrénées-Orientales
3ème circonscription