Suite à mon entretien en visioconférence le 3 novembre dernier avec Madame Magalie Filhue, directrice de la Fédération française des spiritueux, j’ai interpellé le Gouvernement sur l’avenir du spiritourisme par l’intermédiaire d’une question écrite.

Les questions écrites sont une prérogative individuelle des députés qui peuvent ainsi interroger un ministre ou un secrétaire d’Etat à tout moment. Elles permettent de demander au Gouvernement et à l’administration de se positionner ouvertement sur un sujet de politique publique.

Retrouvez l’ensemble des questions écrites que j’ai déposées sur ma fiche de l’Assemblée nationale http://www2.assemblee-nationale.fr/dep…/fiche/OMC_PA720806

Question N° 34043 de Mme Laurence Gayte
Ministère interrogé > Tourisme, Français de l’étranger et francophonie
Question publiée au JO le : 17/11/2020

Mme Laurence Gayte appelle l’attention de M. le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé du tourisme, des Français de l’étranger et de la francophonie, concernant les difficultés des filières viticoles, brassicoles, ainsi que celle des spiritueux en France. Le premier confinement, en raison de la fermeture des bars et des restaurants, avait déjà fortement mis à mal ces filières qui sont de véritables vitrines de la France, et ce dans un contexte international tout aussi difficile à cause du Brexit, d’une part, et des relations commerciales tendues avec les Etats-Unis, d’autre part. Le nouveau confinement est un coup rude porté à ces filières qui, pour certains de leurs acteurs, voient même leur survie remise en question. Depuis plusieurs années déjà, ces trois filières ont déjà entamé leurs diversifications en mettant en valeur leur savoir-faire grâce au développement d’un tourisme de savoir-faire tels que l’œnotourisme et le spiritourisme. Cette diversification est aujourd’hui plus que jamais une nécessité et une opportunité afin de permettre aux différentes filières d’accroître leurs revenus. Dans le cadre du groupe d’études vigne, vin et œnologie de l’Assemblée nationale, Mme la députée a pu auditionner le PDG de la Chartreuse, M. Emmanuel Delafon, qui fait part de ses énormes difficultés face aux règlementations contraignantes et de l’impossibilité concrète de maintenir un site de tourisme vivant (visite d’un site de production en activité). En effet, les normes complexifient souvent la promotion d’un savoir-faire ancestral auprès du plus grand nombre et peuvent représenter un frein pour les investissements. Dans quelle mesure serait-il possible de promouvoir le spiritourisme et de faciliter les démarches de ce secteur d’activité très dynamique, qui a de belles perspectives de développement ? Par ailleurs, alors qu’elles peuvent s’enorgueillir de près de deux millions de visites chaque année, les entreprises de cette filière ont un code APE qui ne leur permet pas d’obtenir les aides destinées au secteur du tourisme. Elle lui demande s’il ne serait pas possible de les y rattacher afin qu’elles puissent en bénéficier.