Madame,

Ce dimanche, la Nation va vous rendre l’hommage que vous méritez, en vous faisant entrer au Panthéon. Je tenais humblement à vous dire combien vous avez compté pour moi et influencé ma vie.

C’est votre carrière exceptionnelle qui m’a incitée à m’engager en politique, sur le tard, comme vous. Comme vous, l’un de mes plus grands regrets a été que mon père ne puisse assister à ma prise de fonction d’élue au service de la Nation.

Vous avez marqué l’histoire de notre pays, tant par les hautes fonctions que vous avez assumées que par votre liberté de parole, en rupture avec les habitudes françaises.

En devenant ministre d’Etat, députée européenne puis présidente du Parlement, vous êtes devenue l’une des premières femmes à occuper des responsabilités aussi importantes. A l’époque, une inspiration pour la femme française en recherche d’émancipation et de liberté.

Vos valeurs familiales, sociales, pro-européennes, votre engagement pour l’environnement, alliés à votre courage et votre détermination, ont contribué à l’évolution et à la transformation de la société française. Vous êtes un modèle. Vous avez en effet toujours su garder à l’esprit que « la politique ne doit pas être une ambition mais un service ». Les combats sont parfois difficiles… « On ne doit pas plaire, mais agir…». Cette vision m’accompagne, dans les moments de doute, dans mon travail parlementaire, pour surmonter les détracteurs, les sceptiques, le conservatisme paralysant.

Icône du féminisme, et pionnière du combat pour l’égalité femmes-hommes, vous emmenez avec vous votre mari dans la demeure éternelle. Auprès des autres grandes figures de l’Histoire, vous reposerez aux côtés de Jean Moulin, héros de la Résistance, André Malraux, figure littéraire et Jean Monnet, l’un des pères de l’Europe. Immortelle, vous êtes devenue éternelle.

Merci Simone…
A l’instar de Jean d’Ormesson « Nous vous aimons, Madame »

Laurence Gayte